Vincent Peillon, l’idiot utile

 

Ce lundi, aux alentours de 2h00 du matin, Vincent Peillon et François Rebsamen ont publié le cinquième numéro de la Newsletter électronique du courant “L’Espoir à gauche”.

Il s’agit, pour l’essentiel, d’interminables et pénibles considérations sur la nécessité d’un « Rassemblement »…

 

Ce lundi, aux alentours de 2h00 du matin, Vincent Peillon et François Rebsamen ont publié le cinquième numéro de la Newsletter électronique du courant “L’Espoir à gauche”.

Il s’agit, pour l’essentiel, d’interminables et pénibles considérations sur la nécessité d’un « Rassemblement » (mot qui revient dix neuf fois) et dont on a vu qu’il passait paradoxalement par les exclusives à l’encontre de Ségolène Royal, laquelle, pourtant, fut désignée, en 2006, par 63% des militants socialistes comme candidate du PS à l’élection présidentielle.

Certains passages ne manquent pourtant pas d’intérêt et méritent que l’on s’y attarde.

Vincent Peillon ou la technique du Coucou

Dans la Newsletter n°5, on peut lire notamment ceci (nous soulignons) :

« [Notre rencontre] organisée et portée par le Rassemblement, c’est-à-dire des personnalités issues du Parti Socialiste, des Verts, d’Europe Ecologie, des anciens communistes, du Modem, du Parti radical de gauche,  il était convenu entre nous d’annoncer la naissance de ce lieu de convergences politiques, «  www.le-rassemblement.fr ». »

Voici donc l’objet de la manœuvre clairement énoncé : la création à gauche d’un mouvement autonome et transversal sur la base des réseaux militants socialistes du courant « Espoir à Gauche », voire de l’association Désirs d’avenir, et à partir desquels Vincent Peillon espère assouvir ses ambitions personnelles.

Autrement dit, le prétendu « Rassemblement » (avec un grand “R”, faisant référence non à un substantif mais bien à une organisation politique) n’est en réalité que l’expression d’un fractionnisme, doublé d’une tentative de captation de réseaux nés autour des idées et de l’action politique de Ségolène Royal.

A ce sujet, je conseille la lecture du billet de Samuel Baillaud qui met en lumière les raisons inavouables de la dispute Peillon/Royal.

Celui-ci observe judicieusement (nous soulignons) :

“Le problème de Peillon, c’est qu’il ne peut créer à lui tout seul ce “Rassemblement” dont il serait la pièce maitresse. Peillon a besoin pour soutenir son projet, d’une importante organisation politique, riche en militants de base pouvant remplir une salle de meeting, riche en hommes politiques influents pour garnir la premiere rangée de sièges de cette salle, riche en moyens financiers et en mécènes pour financer des meetings, des brochures, un site internet. Peillon a donc besoin d’utiliser l’organisation “Espoir à Gauche”, pour y inséminer la graine du “Rassemblement” qu’il souhaite voir se développer autour de lui, puis pour que cette graine s’y developpe comme un embryon dans le ventre de sa mère.”

Ce fractionnisme explique aujourd’hui, d’une part, le manque de lisibilité entourant l’initiative de Peillon qui parle de rassemblement tout en excluant Royal et, d’autre part, l’embarras des militants socialistes dont une majorité sincère peine à comprendre les tenants et les aboutissants de ce qui s’est produit à Dijon le 14 novembre 2009.

En d’autres termes, il s’agit de la technique utilisée par le Coucou : le Coucou parasite les nids des autres oiseaux en y déposant ses oeufs.

Tout ceci rend même cocasse l’hommage que Peillon et Rebsamen adressent aux autres personnalités non socialistes qui, dans cette affaire, ont été bien évidemment instrumentalisées :

“Daniel Cohn-Bendit avait encore déclaré le vendredi dans le Figaro qu’il n’était pas candidat à la présidentielle. François Bayrou, qui souhaitait venir, a compris et respecté cette démarche. C’est ainsi que les autres présidentiables socialistes, dont l’aura médiatique aurait été susceptible de dénaturer le consensus de la rencontre, n’ont pas été invités.”

Cette prévenance contraste douloureusement avec les insultes dont Royal a été abreuvée. Elle montre en tout cas que la camaraderie est chose éminemment relative qui a bien du mal à résister à la fatuité.

Comme quoi, l’égotisme n’a pas là où certains, effectivement mal placés, croient le déceler parce qu’ils ne saisissent pas ce qui est en train de se jouer.

Vincent Peillon ou la technique du cocu

Je devine l’objection : la présence de François Rebsamen qui a co-signé la newsletter à laquelle j’ai fait référence au début de ce billet.

Cette présence ne doit pas faire illusion, car elle aveugle déjà suffisamment Vincent Peillon.

François Rebsamen a-t-il lâché politiquement Ségolène Royal ? Sans aucun doute.

Mais François Rebsamen a-t-il lâché Ségolène Royal pour Vincent Peillon ? Rien n’est moins sûr.

Car le Maire de Dijon ne roule évidemment pas pour l’ex-lieutenant de Ségolène Royal, mais  bien pour François Hollande, son ami de toujours.

En bon manoeuvrier (il fut pendant des années secrétaire national du PS aux fédérations), François Rebsamen accompagne tout simplement le mouvement de Peillon, dans le but de le contrôler et, lorsque le temps sera venu, de le circonvenir pour les besoins de la campagne de François Hollande lors des prochaines primaires socialistes.

Vous verrez que dans les prochaines mois, il y aura progressivement un rapprochement entre Vincent Peillon et François Hollande. Le premier pensera alors piéger le second sans se rendre compte que le second l’aura déjà ferré depuis belle lurette.

Vincent Peillon est donc ce que l’on appelle, dans la phraséologie politico-révolutionnaire, un “idiot utile”, qu’on laisse s’agiter le temps de créer la confusion à gauche, tout comme Olivier Besancenot est l’idiot utile de Nicolas Sarkozy.

L’initiative de Peillon est ambiguë. Et cette ambiguïté sert précisément à François Hollande qui a besoin d’un courant pour mettre toutes les chances de son côté dans la perspective des primaires socialistes et pour se positionner (même si cela peut faire sourire) comme le premier opposant à la direction actuelle du PS.

Quand Vincent Peillon ne sera plus d’aucune utilité, c’est-à-dire lorsqu’il sera parvenu à déstabiliser “L’Espoir à Gauche” au profit du “Rassemblement”, il sera alors lâché et politiquement liquidé.

Et Vincent Peillon sera d’autant plus vite écarté qu’il ne représente strictement rien au sein du PS.

En effet, celui-ci est entré en politique il y a une quinzaine d’années à peine ; il n’a aucun fief (il n’est ni maire, ni conseiller général, ni conseiller régional, ni député, ni sénateur) ; son mandat de parlementaire européen ne lui donne aucune “épaisseur politique” ; il n’a jamais assumé la moindre responsabilité au niveau national (aucun ministère) ; et de surcroît, le succès de la motion E au Congrès de Reims n’est pas le sien.

C’est donc l’homme de paille idéal, l’imbécile à la belle gueule chargé de donner et de recevoir les coups en lieu et place de François Hollande.

Le Coucou se révèlera très vite cocu.

Et Ségolène Royal ?

C’est bien parce que Ségolène Royal a compris (mais peut-être un peu tard) la manoeuvre décrite plus haut, qu’elle s’est rendue à Dijon malgré les oukases médiatiques de Vincent Peillon.

En août dernier, Ségolène Royal ne s’était pas rendue à la réunion du courant “L’Espoir à Gauche”, qui avait eu lieu à Marseille, afin justement d’apaiser les tensions quelques jours avant l’université d’été du PS à La Rochelle.

Contrairement à ce que Peillon a déclaré à ce sujet, cette absence n’était ni du désintérêt ni du snobisme. Ségolène Royal ne voulait tout simplement pas que sa présence puisse être instrumentalisée par la direction du PS pour dénigrer le travail de son courant.

Erreur ? Avec le recul dont on dispose aujourd’hui, assurément. Mais, à la décharge de Ségolène Royal, était-il seulement possible d’anticiper à l’époque la profonde déloyauté de Vincent Peillon ? Difficile de répondre avec certitude.

Il ne faut pas oublier non plus que le livre des journalistes André et Rissouli mettant au jour le système de fraudes massives lors du vote du 20 novembre 2008 n’était pas encore paru.

C’était aussi le temps où les médias et les militants socialistes se surprenaient à croire à une réconciliation possible entre Martine Aubry et Ségolène Royal.

Depuis lors, de l’eau a coulé sous les ponts et la prudence de Ségolène Royal s’est malheureusement retournée contre elle.

La réconciliation avec Aubry s’est avérée impossible suite aux révélations du livre des deux journalistes.

Ambitieux, Peillon l’a ensuite trahie en se laissant déborder par une haine qu’il avait soigneusement contenue tout au long de ces derniers mois.

Quant à François Rebsamen, celui-ci, fidèle à sa stratégie, s’est contenté de souffler sur les braises, laissant entendre plus ou moins clairement qu’il avait invité à Dijon la dame du Poitou et que cette dernière avait naturellement vocation à assister aux débats du courant “L’Espoir à Gauche”.

Pour l’instant, Ségolène Royal apparaît comme la partie faible. Mais cette faiblesse ne durera qu’un temps ; et elle pourrait même s’avérer une force à plus ou moins court terme.

Les attaques dont elle fait actuellement l’objet cesseront lorsque Peillon aura maille à partir avec Hollande et, plus généralement, lorsque tous les autres leaders socialistes, ou qui se pensent comme tels, seront trop occupés à se tirer dessus les uns les autres, primaires obligent.

Ségolène n’a donc pas vraiment de souci à se faire, car le concert de faux culs, qui a habitué jusqu’à présent l’opinion publique à des symphonies anti-Royal, va très rapidement révéler des dissonances le rendant proprement inaudible.

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18 Commentaires

  1. josé delavega a écrit: | Permalien

    Que Peillon soit animé par une ambition dévorante , peut être … que penser de celle de Royal , alors ?
    la démarche de Peillon ne vous semble pas lisible ; elle me paraît limpide , il cherche à composer une alliance qui unirait la gauche , les verts et le modem .
    L’argument “traitre”largement repris par les Ségolénistes relève plus du vocabulaire stalinien que socialiste , et ça fait beaucoup de traitres car s’il fallait citer tout ceux qui l’ont laisser tomber …
    Peillon , ainsi que tous ceux qui ont appuyé Royal ont réalisé que Royal ne pourra jamais gagner .
    Elle est détestée , haie (à tort et à raison) , au sein de son parti et dans le reste de la gauche , n’en parlons pas .
    Je précise que j’ai soutenu Royal farouchement ,mais au lendemain de sa défaite , ses déclarations , ses multiples faux pas , ses maladresses ,son inconstance, son show grotesque , sa suffisance, ses excuses me l’ont rendue insupportable et grotesque .

  2. abadinte a écrit: | Permalien

    Une ségoliste me demande ce que je pense de ta prose chez moi. Je lui réponds sans ambage. J’espère que tu es bien accroché à ton siège.

    Estelle92, je pense que tu parles de ce que Gabale a écrit dans leftblog. En un mot comme en 100, c’est de la grosse merde. On sent le ségolatre flétri qui est en service commandé.
    Gabale part du principe que Peillon veut capter le courant EAG à son profit. Il n’en est rien. Royal lui a donné la gestion du courant. Ce courant est désormais le sien. Gabale annonce que Peillon est prévenant avec les autres présidentiables et insultants avec les autres. Royal est la seule présidentiable à avoir ramené sa fraise à Dijon ce qui a cassé l’accord de principe avec les membres des autres partis.
    Gabale nous annonce que Rebsamen a laché Royal et Peillon pour Hollande. En fait la motion E est l’alliance de la carpe et du lapin?
    J’adore aussi le passage sur les “journalistes” en service commandé par Ségolène Royal rencontrant souvent ses lieutenants dont François Rebsamen dans un objectif de salir la réputation des Socialistes ayant gagné le congrès. Peut-être devriez-vous vous pencher sur la commission de récollement qui ne s’est pas penché sur les cas litigieux des Bouches du Rhône et du Languedoc Roussillon. Les amis de Ségolène Royal ont demandé à arrêter le massacre avant la fin… Méditez là-dessus.

    http://abadinte.canalblog.com/archives/2009/11/23/15895174.html#c29186093

  3. Made a écrit: | Permalien

    Je vois que la clique du “coucou” est à l’oeuvre seulement il sera difficile de nier les faits. Peillon est un menteur.

    Point barre.

  4. Ozone a écrit: | Permalien

    Je découvre vos billets, chapeau pour la qualité de l’écriture. L’analyse est remarquable et originale. La stratégie prêtée à Rebsamen et Hollande me paraît assez plausible.

    J’aimerais toutefois mieux comprendre les ressorts du cheminement récent de Peillon, dont les récents dérapages sont inexcusables. Mais c’est un homme intelligent. Comment en est-il arrivé là ? Est-il vraiment si idiot ?

  5. Alain a écrit: | Permalien

    Pauvre Abadinte qui a oublié ce qu’honnêteté intellectuelle veut dire depuis son soutien hystérique à Aubry (il devait se contredire tous les deux jours pour coller à la nouvelle stratégie d’alliance incongrue) qui nous parle là des bouches du Rhône alors même que n’importe qui d’un peu informé sait que la triche y a été (étrangement…) moindre que d’habitude… Certains “alliés” ne voulant pas que Royal prenne trop d’importance.

    Et nous parler de cette commission ridicule dont personne, à part lui même, n’a jamais cru qu’elle pouvait être là pour autre chose que pour la galerie.

    Abadinte qui a oublié tout ce qui est fond ou exactitude dès lors qu’il aborde le sujet Royal.
    À la manière de ces fanatique du ségobashing, incapable d’argumenter leur délires ils se plonge dans la vulgarité pour proférer des insultes d’une triste violence. “grosse merde” “ramené sa fraise” bref, du discours de haute tenue.

    Dedalus au moins, s’il n’est pas plus honnête, sait garder son calme.

    “le courant est à lui dès lors qu’elle le lui a donné” Outre la bêtise sidérante de ce propos il dessert celui qui le tient : ainsi donc Royal peut légitimement penser être à l’origine de son courant et même en avoir été propriétaire ? Waw !

    Ainsi donc les militants pouvaient légitimement penser être dans le courant de Royal ?

    Mais ça Abadinte, habitué aux manœuvres politicienne, n’en a rien à faire. Le militant, il s’assoie dessus, ce qui importe c’est le petit calcul qui fera trébucher la méchante sorcière.

    Ensuite il ment, il oublie (comme tout le monde) Valls, il oublie que Peillon n’est pas moins présidentiable que Royal et qu’il y a l’ego de celle ci mais surtout l’ego de celui ci qui ne supporte aucune concurrence sur la photo.

    Bref… triste commentaire sur un excellent article.

  6. abadinte a écrit: | Permalien

    Cher Alain,

    1/ je n’insulte personne ici et dire que j’insulte qui que ce soit est diffamant.

    2/ Les militants qui sont dans EAG sont dans le courant où se trouve Royal mais l’interlocuteur d’EAG au Parti Socialiste s’appelle Vincent Peillon. Ségolène Royal ne fait même pas partie des animateurs de ce courant! Comment pourrait-elle dès lors se dire propriétaire de ce courant?

    3/ Valls s’il était invité a reçu un coup de fil de Peillon lui demandant de s’abstenir de venir. Pourquoi? Parce qu’il s’est déclaré candidat à la candidature comme Ségolène Royal. Demander à Valls, Bayrou et Royal de ne pas venir était pour préserver le débat des égos préisdentialistes. Tous ont respecté cette demande sauf une : Ségolène Royal. En quoi serait-elle supérieure aux règles qui instauraient le débat?

    4/ Quant à Vincent Peillon, il s’est déclaré candidat à la rénovation du Parti Socialiste refusant d’être candidat aux primaires. Si tu considères qu’il est présidentiable, grand bien t’en fasse!

    5/ Mon soutien à Aubry a toujours été linéaire et contrairement à ce qui a pu être dit. Les carpes et les lapins étaient chez Royal.

  7. Alain a écrit: | Permalien

    Abadinte :

    1) je site : “Estelle92, je pense que tu parles de ce que Gabale a écrit dans leftblog. En un mot comme en 100, c’est de la grosse merde. On sent le ségolatre flétri qui est en service commandé.”

    2) je site : “Royal lui a donné la gestion du courant. Ce courant est désormais le sien. ” On aurait pu dire qu’elle le lui a “confié” mais ta phrase sous entend clairement qu’elle en était légitime propriétaire et que donc les militants étaient fondés à penser qu’ils la suivaient elle à travers ce courant. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est toi.

    3) Ah ah ah ! Valls est candidat depuis une éternité et présent sur les invitation une semaine avant la réunion. Il faut arrêter de prendre ses interlocuteurs pour des cons. Que je sache Royal n’a pas été “interdite” et même Rebs a fini par admettre qu’il avait invité “tout le monde, elle compris”. Et quand bien même il suffisait de se réjouir de sa présence et rien de tout cela n’aurait eu lieu. Bref du vent.

    4) ça alors des candidats qui n’en sont pas mais se révèlent un peu plus tard ça n’existe donc pas depuis que la politique est politique ? Non mais tu nous prends pour des billes ou tu le crois vraiment ? Ainsi tout ça c’est pas du tout pour l’ego de Peillon mais pour le bien de la reflexion de fond ? Avant que Peillon ne lache Royal quelque chose me dit que tu aurais été beaucoup plus clairvoyant…

    5) Les carpes et les lapins chez Royal ?
    Mon dieu mais faut il avoir des oeillères, Royal est sur la même ligne depuis 2007 quand Aubry invente le mariage de Hamon et de DSK !

  8. abadinte a écrit: | Permalien

    Alain,
    1/ Ce qui est de la grosse merde, ce n’est pas Gabale mais ce qu’il écrit. Le contenant, le contenu toussa toussa.

    2/ Je ne dis pas le contraire. Royal est une suite ininterrompue de bourdes et maladresses politiques. Elle aurait du prendre le leadership de ce courant. Aujourd’hui, il est trop tard.

    3/

  9. abadinte a écrit: | Permalien

    Alain,
    1/ Ce qui est de la grosse merde, ce n’est pas Gabale mais ce qu’il écrit. Le contenant, le contenu toussa toussa.

    2/ Je ne dis pas le contraire. Royal est une suite ininterrompue de bourdes et maladresses politiques. Elle aurait du prendre le leadership de ce courant. Aujourd’hui, il est trop tard.

    3/ Ben non justement.

    4/ La question du frigidaire perdure.

    5/ C’est tellement dur de rassembler le Parti Socialiste…

  10. Alain a écrit: | Permalien

    Ah ah ah !

    1) je site : “On sent le ségolatre flétri qui est en service commandé.”

    2) Ah mais le problème c’est que Peillon dit le contraire et avec lui ses défenseurs et que si tu ne dis pas le contraire tu comprendras que les militants d’EAG ne le suive pas. Mais je comprends bien qu’habitué des méthode Aubryste ça ne te dérange pas trop qu’on trahisse les militants. Et sinon le coup des bourdes de Royal… Bon j’ai envie de dire “en ne faisant rien on ne risque pas de se tromper” et aussi que finalement il n’y en a pas tant que ça mais là je crois que ton fanatisme t’empêche de le voir.

    3) Un peu court, jeune homme. Merci de reconnaitre, implicitement, que ton argument sur Valls était complètement bidon et que donc, par suite, celui de Peillon l’était tout autant. c’est à toi de voir, soit c’est du vent et on s’en fout, soit ça n’en est pas et alors on est bien obligé de voir que Peillon se fout de notre gueule.

    4) Un peu court encore. Et surtout ne s’applique pas ici. à moins de vouloir l’appliquer à tout le monde au PS.

    5) Non, c’était simple : respecter la tradition, se ranger derrière la motion arrivée en tête…

  11. Gabale a écrit: | Permalien

    Je cite la haute pensée d’Abadinte :

    “Estelle92, je pense que tu parles de ce que Gabale a écrit dans leftblog. En un mot comme en 100, c’est de la grosse merde (sic). On sent le ségolatre flétri (sic) qui est en service commandé (sic).”

    Reprenons.

    “En un mot comme en 100, c’est de la grosse merde”

    Non. Ca en fait six. C’ (contraction de ceci), est, de, la, grosse, merde.

    “On sent le ségolatre flétri (sic) qui est en service commandé (sic).”

    Pauvre Abadinte qui sait pas compter et qui est en plus parano.

    Tout le reste est sans intérêt et Alain a déjà répondu sur le fond avec pertinence.

  12. abadinte a écrit: | Permalien

    Nom de nom Alain. Tu me conjugueras le verbe siter à tous les temps avant de me conjuguer le verbe citer. Merci d’avance!

    1/ Oui ségolatre car Gabale réussit à transformer les moments people de Royal en moments à fortes tenue politique : http://www.gabale.fr/?p=633 Et un ségolatre ne peut qu’être flétri tellement il est persuadé de son bon droit et de sa droiture. Et bien entendu, le ségolatre défendra bec et ongle la personne qu’il idolâtre même si ladite personne déclare qu’il faut utiliser de TOUS les moyens pour arrêter les pédophiles. Ca me rappelle un ministre sud-africain appelant la police à utiliser de tous les moyens pour faire baisser la criminalité y compris une balle entre les deux yeux.

    2/ Je ne vais pas te faire l’énumération des bourdes royales. Disons que celle qui lui a fait perdre l’élection à mon sens et donc la plus grave, c’est de ne pas avoir rassembler les socialistes après les primaires. D’autres? Traiter les leaders socialistes comme elle l’a fait durant la campagne présidentielle. Le bonnet d’âne à Montebourg. La faute des 35H. Le refus d’annoncer des hausses d’impôts. Sa perdition dans les débats de droite…

    3/ Ben non justement.

    4/ Je pense que dès que les questions de personnes apparaissent, le débat prend l’eau. Et je pense que Peilon a aussi voulu éviter ça.

    5/ La tradition? Mon pauvre petit benêt. Il faut vraiment inculquer l’histoire socialiste aux militants. En 1971, au Congrès fondateur du Parti Socialiste, François Mitterrand prend la direction du Parti Socialiste contre Alain Savary et Guy Mollet, plus grand courant du Parti Socialiste avec 34% des voix. Mitterrand n’avait recueilli que 15% des voix et gagne en s’alliant à Mauroy Deferre (30% des voix). Comme quoi, celui qui arrive en tête n’est pas toujours le leader incontesté. La tradition, Alain, c’est celui qui sait rassembler qui gagne.

  13. alain a écrit: | Permalien

    1) je me souviens d’un abadinte disant qu’il n’avait jamais injurier et que ça relevait de la diffamation, on est passé maintenant à autre chose et cet autre chose pue.

    2) “de ne pas avoir…” au mon dieu ! parce qu’il fallait les rassembler les loupiots ? ah ben ça ! parce que Jospin après ses primaires il a rassemblé ? ah non mais lui c’était normal de se mettre comme un seul homme derrière lui… c’est ça l’idée de la légitimité qu’on se fait dans le camp Aubryste ?
    “Traiter les leaders socialistes comme elle l’a fait durant la campagne présidentielle” Il faut la lire pour la croire celle ci. Autant je ne suis pas tendre avec elle sur cette question autant lire ça de ta part ! Mais enfin c’était une présidentielle, et les “leaders” n’ont pas 2 ans et je ne me souviens pas qu’aucun ait juger utile de la traiter correctement, ni avant les primaires ni après… Ainsi ils sont, selon toi, plus important que la victoire sur Sarkozy ?
    “sa perdition” … ben voyons ! rien de moins ?

    Et pourquoi ne pas parler du fait qu’elle a été la seule à réunir autant à gauche depuis belle lurette, qu’elle a ramené bien des jeunes aux urnes (ah ! non, j’oubliais tout ce qui est bien c’est parce que c’était Sarkozy, elle elle a eu tout faux et quand c’était positif c’était Sarkozy)
    Bref on peut toujours relire une campagne à l’aune de trois évènements, ce genre de lecture sur Jospin serait d’une cruauté sans nom, ne parlons pas des maladroites tentatives de Rocard ni de l’échec à convaincre de DSK et Fabius. Bref, du vent (toujours) pour justifier l’injustifiable : d’avoir lacher la candidate au milieu de la campagne et se justifier en disant “mais heu elle a pas été gentille avec moi”

    3) Ok, merci, ça a le mérite d’être clair, tu ne sais même plus de quoi tu parles

    4) “peillon a voulu éviter ça” ? ah ah ah ! oui à condition qu’on ne parle que de sa personne. N’importe quoi. Incroyable dose de mauvaise fois qu’il faut pour justifier justifier justifier toujours le recours au pires arguments ou méthodes.
    Mais bon, tu as accepter de tolérer la triche pour la victoire, tu as déjà vendu ton honneur de militant sur l’autel de la “victoire”…

    5) Et le mépris ça va un peu, mais sur 5 point quand on n’a cessé de dérouler un chapelet de conneries on tache de devenir modeste et on réfléchit. Quand Mitterrand fait ça il fait précisemment du Royal, il passe en force, il gagne. Ce qui a été fait à Reims n’a rien à voir, c’est l’alliance d’une droite du PS à une gauche du PS dont aucune ne sait pourquoi elle y va sinon pour battre la seule avec laquelle l’une et l’autre pourrait être d’accord avec le fond. La preuve depuis tout le monde a adopté petit à petit (en moins bien) son programme.
    C’est la trahison de l’engagement de Hollande (si je me souviens bien) du “on se rangera derrière le premier” ah ah ! C’est l’absence de programme et la triche. C’est : “on est 70 % mais on est tellement lamentable qu’on perd 20 % en route et qu’on doit tricher pour gagner”

    bref c’est pas du Mitterrand c’est du n’importe quoi.

  14. abadinte a écrit: | Permalien

    Dis donc Alain, un peu de respect envers ceux qui savent écrire citer. Ca te débouchera les synapses.

    1/ Ségolatre ce n’est pas de la diffamation, c’est une définition.

    2/ Royal a perdu 2007 le soir de l’investiture lorsqu’elle était seule sur scène refusant de faire monter qui que ce soit de Fabius à DSK en passant par Hollande, Hamon, Montebourg, Dray, Peillon, Bianco… Le message était clair : Royal est partie seule dans la campagne et c’était sa campagne sans le Parti Socialiste. Donc si elle est incapable de rassembler les socialistes, elle a perdu sans avoir rassemblé.
    Parlons donc de l’argument “17 millions personne n’a fait autant”. Tu connais l’argument 47% c’est même pas le score de Jospin contre Chirac en 1995?
    Enfin personne n’a lâché Royal, c’est elle qui est partie sans se soucier des 40% des socialistes qui n’ont pas voté pour elle.
    Quant à Jospin, en 1995 Emmanuelli était présent, Royal aussi et Hamon dirigeait le MJS en bonne entente. En 2002, les mêmes personnes étaient dans le staff de campagne.

    3/ Ben non justement.

    4/ La mauvais foi est chez toi. Quant à Aubry, je te prie de prouver qu’elle a triché. Et je te prie aussi de prouver que les soutiens d’Aubry ont triché plus que les soutiens de Royal. Et là je te souhaite bon courage.

    5/ Putain de putain de putain de putain de merde! Mais tu es INCULTE !
    Chevênement était l’extrême gauche du PS tandis que Mauroy-Deferre était la droite du PS! Mais tu n’y connais vraiment rien! Mitterrand s’allie avec le Nord Pas de Calais de Mauroy (là où parait-il il y a eu une triche généralisée mais personne n’en a la preuve), le PACA de Deferre (là où parait-il il y a eu une triche généralisée mais personne ne veut chercher la preuve). Alors crois-moi, Mitterrand a accéder au pouvoir en s’appuyant sur la triche et les alliances contre-natures. Mais pas tant que ça. Mitterrand a fait appel à la droite comme à la gauche du PS pour tuer la vieille gauche décadente qui est allée en Algérie représentée par Guy Mollet.

  15. Alain a écrit: | Permalien

    préambule : Formidable un cours d’orthographe. Merci. Toujours cette douce violence de celui qui est un peu à court.

    1) et ségolâtre flétri ? C’est quoi ? qui écrit “en service commandé” … bref, tu ne cesses depuis le début de ce “débat” de te tronquer, de te reprendre, de rétropédaler et de te ridiculiser. Ce qui est bien c’est que les trois personnes qui nous lisent (si on a de la chance) peuvent constater à quel point du change ton fusil d’épaule à chaque réponse. La fameuse cohérence dont tu reproches à Royal de manquer n’est pas ton fort non plus.

    2) Combien de voix cher abadinte puisque tu veux faire parler les chiffres ? combien de personnes se sont déplacé pour voter pour elle ? Vraiment moins que pour Jospin ?

    D’ailleurs puisqu’on parle de Jospin, je me souviens que le bougre avait déjà perdu quand il est revenu perdre encore moins bien…

    Le soir de l’investiture elle faisait ce qu’elle voulait, les autres devaient faire front. Ils ne l’ont pas fait, ils ont savonné la planche. Tu peux réécrire l’histoire autant que tu voudras, lui reprocher ceci ou cela, tu ne te rends même plus compte que ce que tu exiges d’elle tu ne l’aurais exigé de personne d’autre.

    J’aime beaucoup le “sans se soucier des 40 % de socialistes qui n’ont pas voté pour elle” venant de la part d’un 50 % qui a craché sur 50 %…

    3) On ne va pas s’éterniser sur un point dont on ne sait même plus ce qu’il recouvre sinon ton incapacité à y répondre.

    4) AH AH AH AH ! Elle même a admis de la triche, tous les gens savent que les Bouches du Rhone ont (étrangement ?) moins triché que d’habitude. Le vote était plié, on a retenu les votes, personne n’a contesté le bouquin, personne n’a contesté les rapports d’huissier. Oui je peux prouver qu’il y a de la triche. Il y en a des traces partout. Admets le au moins, tu es le dernier à ne pas le reconnaitre.
    Quand au reste je note que tu aimes choisir les points auxquels tu vas répondre et faire semblant de ne pas voir les autres.
    On en était à Peillon et sa personne…

    5) Là surtout tu fais fort. Ce n’est pas parce que tu t’énerves que tu as davantage raison. Outre le fait que je ne parle absolument pas de ces vieilles alliances et que donc je ne comprends pas pourquoi tu viens me saouler avec. Outre le fait qu’il faut toujours faire attention de ne pas sous estimer son adversaire en le traitant d’inculte à tout bout de champ quand on est soi même incapable de tenir un raisonnement correctement… Tu as beau crier sur Mitterrand et ces vieilles alliances qu’il n’en est pas moins que ce n’est pas du tout ce dont je parle ici.

    Et tu as bien fait semblant de l’ignorer. Je parle ici de Hollande qui s’assoie sur sa promesse, des alliances merdeuses, je parle de la triche, je parle des mensonges, je parle du mépris vis à vis des militants… Je parle de 20 % qui se sont envolés vers la “sorcière” tellement ils étaient écoeurés…

    Et aujourd’hui je pourrais parler d’une opposition réduite au silence, d’une Aubry qui ne dit rien sur rien ou presque, je pourrais parler de l’insulte faite à Hamon, des renoncements de ce derniers, je pourrais parler des cumulards, mais là en fait, j’ai plus trop envie.

    ta réputation te précède, tu es incapable de garder ton calme, tu es drole mais pas longtemps…

    ciao !

  16. David75 a écrit: | Permalien

    je trouve que cet article est excellent. Je connais depuis peu le Blog de Gabale et je pense qu’il va monter en puissance, les billet sont bien écrit, étayés, fouillés et il apporte des preuves de ce qu’il avance si ce n’est des bons arguments vérifés et vérifiables.

    Quant à Abadinte c’est incroyable il est partout du moment qu’il s’agit de dire du mal de ségolène Royal, c’est le clône d’Elie Arié, ils ont perdu le sens de la raison. Loin des valeurs qui façonnent un homme de gauche. Ils se disputent la palme d’or de la mauvaise foi et du mensonge carctérisé, en bref ce sont des plaies dont la gauche se passerait bien, je les encourage à rejoindre l’ump ou le NPS pour être en accord avec eux même.

  17. abadinte a écrit: | Permalien

    Alain, la discussion est impossible avec toi car tu ne lis même pas ce que j’écris.

    David, je ne suis pas partout. Je suis un des auteurs de ce blog comme beaucoup d’autres.

  18. Alain a écrit: | Permalien

    Malheureusement si je lis ce que tu es écrit, c’est même pour ça que j’y réponds de manière aussi détaillée.

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